21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 21:19

Des larmes au long des paupières pleines

De toute l’impuissance inouïe

Devant la visqueuse coalition

Des hommes de pouvoir

Au bord du mensonge obscène décollé de la langue

Tu ne sais pas qui tu es

 

Du sang dans mes yeux pillés, plissés de frayeur triste,

Ouverts en cicatrice sur les hommes égarés

Sur les manoeuvres innommables

De ceux qui n'engagent rien

De ceux qui ne doivent rien

Pantins articulés ensemble

 

Tu ne sais pas d'où tu viens

Et alors me déportes nulle part

La volonté pliée, la parole conspuée,

Toutes choses équivalentes

Le mensonge vautrit toutes les cavités

Et s'enfile la dignité

 

Pleurez, pleurez, ce que vous oubliez

Vos pères vendus sur le marché

Tu n'as pas de parole

Un sourire sans nom flotte

Un visage avenant bien pensant

Et derrière le vide

 

Des paroles comme de l'huile

Qui suinte sourde et se répand

Sur ma peau effrayée immobile

Le monde effondré en moi qui aboie

Pendant que tu flattes le chien commun

Mais rien n'a lieu

 

Hélène Genet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

              mensonge

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

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